L’Islande est-elle chère en septembre ? Les vrais coûts de notre voyage
Nous avons suivi chaque couronne islandaise pendant nos 10 jours de voyage en Islande en septembre — hébergement, nourriture, carburant, activités. Voici les vrais chiffres, les surprises, et les postes où nous avons le plus économisé.

L’Islande a la réputation d’être l’un des pays les plus chers d’Europe — et honnêtement, elle la mérite bien. Mais septembre, c’est une autre histoire. Nous sommes partis en Islande en septembre après avoir entendu dire, pendant des années, que l’arrière-saison adoucissait la note, et nous voulions vérifier si c’était vraiment vrai. Spoiler : tout dépend de la façon dont vous voyagez.
Nous sommes Joona et Alla, un couple installé à Rovaniemi, en Finlande. Nous sommes allés en Islande deux fois — une fois en juin, en pleine saison, et une fois en septembre. La différence de prix était bien réelle, mais pas aussi spectaculaire que certains blogs le laissent croire. Voici ce que nous avons réellement dépensé, où nous avons économisé, et ce qui a quand même fait mal au portefeuille.
Oui, l’Islande reste chère en septembre, mais environ 15 à 25 % moins chère qu’en pleine saison estivale (juin-août). Comptez entre 150 et 200 € par personne et par jour pour un voyage confortable en milieu de gamme. Les plus grosses économies se font sur l’hébergement et la location de voiture — la nourriture et le carburant restent chers toute l’année.
- Ce que coûte vraiment septembre par rapport à l’été
- Notre budget quotidien détaillé
- Où les prix baissent le plus en septembre
- Les dépenses qui restent élevées quoi qu’il arrive
- Supermarché ou restaurant — ce que nous avons vraiment mangé
- Les erreurs de budget que nous avons commises (et ce que nous changerions)
- FAQ
- Un dernier mot depuis Rovaniemi
Ce que coûte vraiment septembre par rapport à l’été
La plus grande idée fausse sur l’Islande en septembre, c’est qu’elle serait « bon marché ». Ce n’est pas le cas. C’est moins cher qu’en juillet, mais on parle quand même d’un pays où un déjeuner basique coûte 20 € et un plein d’essence 100 €. Ce que septembre vous offre, c’est surtout de l’accessibilité — des tarifs d’hébergement plus bas, des voitures de location disponibles, et moins de touristes à se disputer la même pension.
Haute saison contre arrière-saison : la vraie différence
En comparant nos tickets de caisse de septembre à notre voyage de juin deux ans plus tôt, les économies les plus nettes se situaient dans deux domaines : l’hébergement a baissé d’environ 20 à 30 %, et la location de voiture d’environ 25 %. Les vols intérieurs sont restés au même prix. Les prix des restaurants étaient identiques — les restaurants islandais ne pratiquent pas de tarification saisonnière.
- Hébergement : une chambre double correcte à Reykjavik nous a coûté environ 140 €/nuit en septembre contre 190 € en juin. Hors de la capitale, les pensions sont passées de 170 € à 120 €.
- Location de voiture : un 4×4 basique (Dacia Duster) coûtait 75 €/jour en septembre contre 105 € en juin. Nous avions réservé six semaines à l’avance.
- Vols depuis Helsinki : à peu près le même prix — 250 € l’aller-retour. Icelandair ne baisse pas vraiment ses tarifs en arrière-saison.
- Excursions et activités : randonnées glaciaires, observation des baleines et snorkeling à Silfra étaient tous au prix plein. Aucune réduction en septembre.
Pourquoi septembre n’est pas vraiment la « basse saison »
En septembre, l’Islande profite encore de longues heures de jour (14 à 16 heures au début, 12 à la fin du mois), de fenêtres météo correctes, et les aurores boréales commencent à apparaître. Ce n’est pas la basse saison — c’est l’arrière-saison, et le secteur touristique islandais le sait très bien. La vraie basse saison, c’est de novembre à février, quand certaines routes ferment et que la lumière du jour tombe sous les six heures.
Notre budget quotidien détaillé
Nous avons tout noté pendant nos 10 jours de voyage en septembre — deux personnes, une voiture de location, un mélange de pensions et un Airbnb. Voici ce qu’une journée moyenne nous a coûté en couple.
Coûts par jour (deux personnes, milieu de gamme)
- Hébergement : 130 €/nuit en moyenne (mélange de pensions, un Airbnb, une chambre double en auberge)
- Location de voiture + carburant : 95 €/jour (75 € de location + 20 € de carburant en moyenne)
- Nourriture : 70 €/jour (petit-déjeuner à l’hébergement, déjeuner au supermarché, un dîner au restaurant tous les deux soirs)
- Activités : 40 €/jour en moyenne (répartis sur tout le séjour — certains jours de randonnée gratuite, d’autres avec une randonnée glaciaire à 90 €/pers.)
- Divers : 15 €/jour (parking, entrée aux bains chauds, pauses café)
Total moyen : 350 €/jour pour deux personnes, soit 175 € par personne.
Sur 10 jours, nous avons dépensé environ 3 500 € au total, vols non compris. Ce n’est pas du voyage petit budget — mais c’est un voyage confortable, sans hôtels de luxe ni restaurants chics tous les soirs.
Comment ça se compare au reste du monde
Pour comparer, un voyage similaire de 10 jours au Portugal nous a coûté environ 1 800 € au total. La Pologne, encore moins. L’Islande est vraiment deux à trois fois plus chère que l’Europe du Sud ou de l’Est — septembre ne change pas ce calcul, il l’adoucit juste un peu.
Où les prix baissent le plus en septembre
Tout ne devient pas moins cher en septembre. Voici précisément où nous avons constaté de vraies économies par rapport à notre voyage d’été, et ce que d’autres voyageurs ont confirmé.
- Hébergement hors de Reykjavik : c’est là le plus gros gain. Les pensions de la côte sud et d’Akureyri avaient des disponibilités et des tarifs plus bas. En juin, il faut réserver six mois à l’avance et payer le prix fort. En septembre, nous avons réservé deux semaines avant et obtenu quand même nos chambres préférées.
- Voitures de location : l’offre dépasse la demande en septembre. Nous avons eu une Dacia Duster à 75 €/jour ; en juin, le 4×4 le moins cher était à 105 €. Réservez au moins un mois à l’avance auprès d’une agence locale (nous avons utilisé une société basée à Reykjavik, pas les grandes chaînes internationales).
- Frais de camping : de nombreux campings baissent leurs tarifs ou ferment complètement après la mi-septembre. Si vous campez début septembre, prévoyez 15 à 20 €/pers. contre 20 à 25 € en été.
- Certaines excursions : quelques prestataires proposent des tarifs de fin de saison sur l’observation des baleines et les sorties aurores boréales. Nous avons économisé environ 15 % sur une excursion baleines à Húsavík en la réservant pour le 8 septembre plutôt que le 28 août.
- Vols intérieurs : Eagle Air et les vols domestiques d’Icelandair affichaient des prix légèrement plus bas sur Reykjavik–Akureyri en septembre, même si la différence n’était que de 20 à 30 € par trajet.
- Ferries : le ferry Baldur vers les Fjords de l’Ouest avait plus de disponibilités et des tarifs piéton légèrement plus bas.
Les dépenses qui restent élevées quoi qu’il arrive
Des récits de voyage honnêtes, une fois par mois
Des budgets détaillés, des idées d’itinéraires, et tout ce qu’on aurait aimé qu’on nous dise avant de partir.
Certains coûts en Islande sont structurellement élevés — ils ne varient pas avec la saison, parce que l’économie sous-jacente ne change pas. Voici ce qui est resté cher pendant notre voyage de septembre.
- Repas au restaurant : un plat principal dans un restaurant milieu de gamme à Reykjavik coûte 25 à 40 €. Un fish and chips dans un café du port, 18 €. Une bière, 10 à 12 €. Rien de tout cela ne change en septembre.
- Carburant : l’essence était à environ 2,10 €/litre pendant notre séjour. Le diesel, un peu moins cher. Un plein pour une Duster coûtait 85 à 95 €. Faire le Ring Road, c’est au minimum 2 500 km.
- Prix des courses : Bónus et Krónan sont les supermarchés les moins chers, et ils restent 40 à 60 % plus chers que les supermarchés finlandais. Un pain coûte 3,50 €, le fromage 6 à 8 €, et un dîner de pâtes basique pour deux revient à 10–12 € d’ingrédients.
- Entrée aux sources chaudes : le Blue Lagoon, c’est 75 € ou plus par personne. Le Sky Lagoon, 55 € ou plus. Même les piscines publiques locales coûtent 8 à 10 € — abordable selon les standards islandais, mais ça se sent quand même.
- Excursions glaciers et aventure : une randonnée glaciaire coûte 85 à 100 €/pers. Le snorkeling à Silfra, 130 à 150 €/pers. La visite de grottes de glace (possible à partir de fin septembre), 150 € ou plus. Ce sont des activités à coûts fixes — guides, matériel, permis — qui ne baissent pas selon la saison.
- Alcool : l’Islande a un monopole d’État (Vínbúðin). Une bouteille de vin coûte 15 à 25 €. Une bière au bar, 10 à 12 €. Si vous buvez de l’alcool, achetez-le en duty-free à l’aéroport de Keflavík à l’arrivée — tout le monde le fait, et ce n’est pas pour rien.
Supermarché ou restaurant — ce que nous avons vraiment mangé
La nourriture a été notre deuxième plus gros poste de dépense après l’hébergement. La stratégie qui nous a fait économiser le plus était simple : cuisiner le petit-déjeuner et le déjeuner, et sortir dîner tous les deux soirs.
- Petit-déjeuner : la plupart des pensions l’incluent. Quand ce n’était pas le cas, on se faisait du skyr avec du granola acheté chez Bónus — environ 3 € par personne.
- Déjeuner : pain de supermarché, fromage, et poisson fumé ou houmous. Environ 5 à 7 € par personne. On mangeait dans la voiture ou sur une aire panoramique — honnêtement, souvent plus agréable que la plupart des cafés.
- Dîner (soirs restaurant) : en moyenne 50 à 60 € pour deux dans des établissements milieu de gamme. Le poisson du jour était généralement le meilleur rapport qualité-prix. L’agneau est emblématique mais cher — 30 à 35 € pour un plat.
- Dîner (soirs cuisine) : pâtes, riz, poisson en conserve, légumes achetés chez Bónus. Environ 12 à 15 € pour deux. Les cuisines des Airbnb et les cuisines communes des pensions rendaient ça très simple.
- La règle Bónus : si vous voyez un Bónus (le logo du cochon rose), arrêtez-vous et faites le plein de provisions. Il n’y en a pas dans toutes les villes. Krónan est la deuxième option la moins chère. Nettó et 10-11 sont au prix des supérettes de dépannage — à éviter pour les courses.
- Hot-dogs : le fameux Bæjarins Beztu pylsur à Reykjavik coûte 5 €. N’importe quel hot-dog d’une station-service N1 coûte 3 à 4 €. Honnêtement, c’est le meilleur rapport qualité-prix en Islande, et ils sont vraiment bons.
- Café : 4 à 5 € dans un café. Nous avions apporté une petite cafetière à piston et achetions du café moulu chez Bónus — ça nous a facilement fait économiser 8 à 10 € par jour.
- Eau : l’eau du robinet en Islande est excellente (filtration volcanique naturelle). N’achetez jamais d’eau en bouteille. Emportez une gourde réutilisable.
Les erreurs de budget que nous avons commises (et ce que nous changerions)
C’est notre deuxième voyage là-bas, et nous avons quand même fait des erreurs pendant le séjour de septembre. Voici ce que nous avons appris à nos dépens.
- Ne pas avoir acheté d’alcool en duty-free à l’arrivée. On a oublié. Une bouteille de vin payée plus cher chez Vínbúðin plus tard (18 €), et on s’en est souvenu. Le duty-free de Keflavík est vraiment 40 à 50 % moins cher pour le vin et les spiritueux.
- Avoir réservé un dîner « chic » à Reykjavik dès le premier soir. Nous avons dépensé 120 € pour un menu dégustation notre première soirée, décalage horaire et appétit en berne, pas vraiment en état d’apprécier. On aurait dû garder ça pour le dernier soir, quand on avait vraiment envie de fêter le voyage.
- Avoir sous-estimé le coût du carburant dans les Fjords de l’Ouest. Les Fjords de l’Ouest ont des routes de gravier sinueuses qui plombent la consommation. Nous avons vidé un plein en deux jours là-bas — prévoyez 30 % de carburant en plus par kilomètre pour conduire dans cette région.
- Ne pas avoir vérifié les restrictions sur les pistes F. Certaines pistes F des hautes terres ferment à la mi-septembre. Nous avions prévu un détour par Landmannalaugar et avons découvert la veille qu’elle était fermée. Consultez road.is chaque jour.
- Avoir ignoré la Camping Card. Cette carte (environ 180 € pour 28 nuits dans les campings partenaires) nous aurait fait économiser de l’argent si nous avions campé. Nous n’avons découvert son existence qu’au troisième jour. Renseignez-vous avant de partir si vous comptez camper sous tente.
- Avoir payé le Blue Lagoon au lieu d’une piscine locale. Le Blue Lagoon est une expérience touristique, pas locale. Pour 8 à 10 €, vous pouvez nager dans une piscine publique chauffée géothermiquement, avec les habitants. Les Myvatn Nature Baths offrent un bien meilleur rapport qualité-prix que le Blue Lagoon si vous voulez tout de même l’expérience « chic ».
Questions fréquentes
Septembre est-il le mois le moins cher pour visiter l’Islande ?
Non. Les mois les moins chers sont de novembre à février, quand l’hébergement baisse encore plus et que certains prestataires proposent des offres hivernales. Mais septembre offre le meilleur équilibre entre prix plus bas, météo correcte, longues journées, et routes encore ouvertes — y compris la plupart des pistes des hautes terres en début de mois.
Quel budget prévoir par jour en Islande en septembre ?
Pour un voyage milieu de gamme (pension, voiture de location, mélange de cuisine maison et de restaurants), comptez 150 à 200 € par personne et par jour, vols non compris. Les voyageurs à petit budget qui campent et cuisinent peuvent descendre à 80–100 €. Les voyageurs en quête de luxe, dans des hôtels-boutiques, dépenseront 300 € ou plus.
Est-ce moins cher de louer un camping-car ou de séjourner en pension ?
Sur le papier, le camping-car semble moins cher (120 à 180 €/jour, « hébergement » inclus), mais le carburant coûte plus cher, et il faut quand même payer les frais de camping. Pour deux personnes, une petite voiture de location associée à des pensions revient généralement au même prix qu’un camping-car — mais avec de meilleures nuits de sommeil et une douche chaude tous les soirs.
Faut-il emporter de l’argent liquide ou seulement des cartes en Islande ?
Des cartes, uniquement. L’Islande fonctionne quasiment sans liquide — nous n’avons pas sorti un seul billet en 10 jours. Chaque station-service, parcmètre, stand à hot-dogs et toilettes publiques accepte la carte. Utilisez une carte de voyage sans frais de transaction à l’étranger.
Y a-t-il des activités gratuites en Islande ?
Oui, et ce sont souvent les meilleurs moments. La randonnée est gratuite presque partout. De nombreuses cascades (Seljalandsfoss, Skógafoss, Goðafoss) n’ont pas de droit d’entrée. Les zones géothermiques comme Hverir sont gratuites. Les plages publiques, les points de vue, et la plupart des attractions naturelles du Ring Road ne coûtent rien. Le paysage, c’est le produit — pas besoin d’acheter un billet pour en profiter.
La nourriture est-elle vraiment si chère en Islande ?
Oui. Un plat principal au restaurant coûte 25 à 40 €, un déjeuner en café 15 à 20 €, et les prix en supermarché sont 40 à 60 % plus élevés qu’en Europe continentale. Le bon côté : l’eau du robinet est gratuite et excellente, le petit-déjeuner est souvent inclus dans l’hébergement, et le supermarché Bónus permet de cuisiner soi-même sans se ruiner.
Un dernier mot depuis Rovaniemi
L’Islande en septembre n’est pas une destination petit budget — mais c’est une destination plus intelligente côté budget que l’Islande en juillet. Les économies sont réelles si vous vous concentrez sur l’hébergement et la location de voiture, que vous cuisinez la plupart de vos repas, et que vous évitez les grandes attractions touristiques qui facturent le prix fort toute l’année.
Nous vivons à Rovaniemi, ce qui veut dire que nous connaissons les pays nordiques chers de l’intérieur. La Finlande non plus n’est pas bon marché, et beaucoup des mêmes stratégies s’appliquent : cuisiner quand on peut, réserver en arrière-saison, rouler plutôt que prendre l’avion pour les trajets intérieurs, et accepter que certaines choses (carburant, alcool, sorties au restaurant) coûtent simplement ce qu’elles coûtent, ici dans le Nord.
La vraie question n’est pas vraiment « l’Islande est-elle chère en septembre ?» — c’est plutôt « l’Islande vaut-elle ce qu’elle coûte ?» Après deux voyages et environ 7 000 € dépensés au total, notre réponse reste oui. Les paysages ne ressemblent à rien d’autre en Europe, septembre ajoute les aurores boréales et les couleurs d’automne, et le souvenir de s’être retrouvés seuls devant une cascade à 7 h du matin — sans un seul bus de touristes en vue — vaut plus que toutes les couronnes dépensées pour y arriver.
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Les cryptos que nous possédons vivent sur un portefeuille matériel Trezor — un petit appareil hors ligne, rangé dans un tiroir à Rovaniemi, pas sur un téléphone qui traverse les frontières chaque mois. Si vous comptiez vous en occuper, voici le lien qu’on envoie à un ami.
Joona & Alla
Un couple finno-ukrainien installé à Rovaniemi, en Finlande. Joona travaille dans le marketing pour le tourisme en Laponie ; Alla est ingénieure en IA. Ensemble, nous avons visité 25 pays et partageons des récits de voyage honnêtes et ancrés dans le réel, depuis notre maison en Arctique.
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